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REGISTRES D
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pouvoir sortir pour les mener et faire conduire es autres villes, lieulx et pays de mond, royaulme qui en ont besoing, sans qu'il leur soyt en cela faict, mys ou donné aulcun arrest, destourbier ny empeschement, soit de la part de mes officiers, habitans des villes ou autres personnes quelzconques, affin que par ce mutuel secours l'on obvie à une famyne. en ce qui s'en pourroit ensuivre de périlleux inconvenient; et suyvant les inhibitions et deffences cy devant faictes et réiterées de ne sortir desd, bledz et grains hors de mond, royaulme et païs, continuez à y faire prandre garde de si près que vous congnoissez la necessité de mon pauvre peuple el l'importance de la chose le requerir. Et s'il y en a qui s'ingèrent d'y contrevenir, faictes en faire telle pugnition, pour la terreur des autres, qu'il est porté par lesd, deffences que vous ferez observer inviolablement; priant Dieu, monsieur le conle, qu'il vous ayt en sa saincte garde. Escript à Bloys, le xic jour de Decembre 1565."
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : Bourdin.
Collation a esté faicte à l'original que j'ay envoyé à monsieur le conte du Lude W ; et m'a dict monsieur Bourdin avoir envoyé à tous les gouverneurs de ce royaulme semblables lectres.
Signé : de Troyes.
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qui se trouverroyent, tant es abbayes, monastaires et communaultez, que es maisons particullieres des gentilzhommes, officiers, marchans et autres personnes, de quelque qualité qu'elles feussent, sans nulz excepter ne reserver. Et ce pendant, pour eviter aux monopolles des marchans, qu'ilz feissent faire deffences de vendre desd, bledz en gros, ny ailleurs qu'en plain marché, jusques k ce que par moy en eust esté autrement ordonné, affin que mon pauvre peuple en peust estre secouru, en actendant les procès verbaulx de lad. visitation et description, à laquelle j'estimoys qu'il seroit usé de telle diligence que j'en seroys beaucoup plus tost satisfaict que je n'ay esté jusques à present. Et pour ce que j'ay sceu que les gouverneurs des provinces de mon royaulme, soubz coulleur des deffences contenues en mesd. lectres, font difficulté de laisser sortir desd, bledz et grains de leursd, gouvernemens pour en secourir leurs voisins qui en ont necessité, j'ay bien voullu vous faire entendre par la presente que mon intention n'a esté et n'est de deffendre les traictés desd, bledz et grains au dedans de mon royaulme, de province à province et de païs à autre, mais au contraire veulx et vous ordonne tres expressement que vous per-mectez et consentez aux marchans et autres particulliers qui auront achapté desd, bledz et grains voluntairement et de gré à gré au pays dePoiclou, de les
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1566.
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DCCXLIII. — Lettres de la Royne.
i 4 janvier i566. (H 1784, fol. 358 v°.)
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"Mess™, la digne memoire du grand Roy François , mon beau pere, a donné envie au Roy monsieur mon filz et à moy d'en faire revivre le nom, en esperance que celuy qui le portera en sera d'autant plus incité à imiter ses vertuz, et pour ceste cause le faire prandre à mon filz le duc d'Anjou en chan-
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geant aussi son tiltre en celuy d'Allencon, comme il s'est trouvé plus convenable, en regardant au faict des partaiges de mes enfans, le pourveoir que de celluy d'Anjou, que nous faisons prandre à mon filz d'Orleans'2', lequel changement de nom se doibt faire en la confirmation que j'escris au sr de La Bordai-
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mum de 20 sols le boisseau; quelques personnes, s'étant défait de tout ou partie de leur réserve, furent condamnées par justice à racheter l'équivalent de ce qui leur manquait. {Mémoires de Claude Haton, t. I. p. 409.)
O Guy de Daillon, comte du Lude, conseiller d'Etat, capitaine de cent hommes d'armes, était gouverneur du Poitou, de la Rochelle, de l'Aunis, et sénéchal d'Anjou; il mourut à Briançon le 11 juillet i585.
(2) Des lettres, en date du 8 janvier i566, qui constituèrent l'apanage de Henri, duc d'Anjou, furent apportées, le 20 mars, au Parlement par le connétable de Montmorency qui en requit l'enregistrement. (Archives nationales, Parlement de Paris, Ordonnances, X1' 8626, fol. 101 r°:) D'après le jounal de Bruslard {Mémoires de Condé, 1.1, p. i64), «par ledict apanage, monsieur d'Orléans
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